@ffinités

[ Grand & petit format – Street Art
Exposition sauvage – Palimpseste ]
Rendez-vous ici même.
[Surimpression – photographie
Dédoublement – Effet retard ]
Rendez-vous ici même.
[Mensonge par omission – Idolâtrie – Poulbot
Patrick Buisson – Folklore – Laurànt Deutsch ]
Rendez-vous ici même.
[Détournement posthume – Saciété du Pestacle
Réification de soi – Auteur fétiche – Auto-pilon ]
Rendez-vous ici ou là ou ailleurs.
[Arabophobie – Charlie Hebdo – Fixette
Beaufitude – Fonds de commerce – Sus !]
Rendez-vous ici même.
[Déclic à retardement – Par défaut – Ex-voto
Non-événement – Bord-cadre – Hors champ ]
[Rumeurs – roman choral – Dyslexie sociale
effets pervers – affabulation – intersubjectivité ]
Rendez-vous ici même.
[Sans H ni V – Hallucination – Lettre volée
Nuit blanche – Nougaro – Ombre d’un doute ]
Rendez-vous ici même.
[Benoît Bradel – Cirque divers – Film en scène
Zabraka – David S. Ware – Fuite en avant ]
Rendez-vous ici même.
[Raymond Depardon – Troisième larron – Calvaire
Ni vu ni connu – Jour sans – Documentaire-fiction ]
[Credo pour de faux – Pensées magiques –
Superstitions – Signe prémonitoire – Baraka]
Rendez-vous ici ou là, ici encore ou même ailleurs.
[Psycho-géographie – Pilote automatique
écriture hors les livres – Association d’idées ]
Rendez-vous ici même.
[Mauricio – Automate – Mort debout – Postiche –
Pharaon – Fake – Réification – Temps de pose ]
Rendez-vous ici même.
[Richard Millet – Politique du pire – Ressentimenteur
Viking endimanché – Néo-naze – Anders Breivik ]
Rendez-vous ici même.
[Rapport contre la normalité – FHAR
Guy Hocquenghem – Fléau social ]
Rendez-vous ici même.
[Nonchalance – Cause Commune – Homme qui dort
Chalandise – Non-travail & loisir– Bartleby & cie ]
Rendez-vous ici même.
[Chaîne de la chance – Spams – Ironie du sort
Loi des grands nombres – Infortune – Forward ]
[Pigeon voyageur – Cobaye – Triptyque romanesque
Coursier mental – Influenza – dernières volontés ]
Rendez-vous ici même.
[Jacques les fatalistes – Parloir – Voix publique
Confusion des temps – Grand-père & fils ]
Rendez-vous ici même.
[Blaze – Street Art – Détournement –
Rébus – Impropriété – Sens commun ]
Rendez-vous ici même.
[Choses tues – Mythomaniaque – Bluff
Rumeurs à la chaîne – Parano-critique ]
Rendez-vous ici même.
[ Coursier express – Livraison en cours
Appel à délation – Dialogue de sourds ]
Rendez-vous ici même.
[Guerre du Liban – Paysage avec palmiers
Puissance d’implosion – Atome de réalité ]
Rendez-vous ici même.
[In memoriam – 24 septembre 2012 – SDF
Autel de jour & nuit – Hommage posthume ]
Rendez-vous ici même.
[Auto-maton – Diapora-Moi – Soi par Soi
Ego-type – Self-Fiche – Fake & Profil ]
Rendez-vous ici même.
[Métropolitain– Surprise posthume – Sériel
Raymond Queneau – Ticket – Coffre-fort ]
Rendez-vous ici même.
[Aveugle (lycéens) – Bref (art du) – Contradicton – Dactylographe (singe) – Érable (printemps) – Fake & plagiat – Grisélidis Réal – ortHograpHe (réforme de l’) – vertIcales (éditions) – Journal mural – Kultur & Kapital – Liabeuf – Muraux (arts)– carabiNier (les)– Œil (histoire de l’) – Perdu (avis de recherche) – Quatrième de couverture – Rue du Renard (sise 15) – Servet (Benjamin) – Tracts (biblio-) – Underground (seventies USA) –Variétés – Work (or not to) – eXhumer (prière d’) – triptYque & diptYque – tarZan (moi pas).]
[Après-demain – Baltard (pavillons) – Cochon (Georges) – Démission (lettres de) – Elvis (de Médicis) – Façadisme – Gondole (tête de) – Harlan (Thomas) – Intermittents de l’emploi – Job (bon ou mauvais) – fucK (what the) – Logo – Miss France vue de dos – Nuit (voyage au bout de la) – Odéon (occupation de l’) – Pitié dangereuse – PolitiQue & poétiQue – seRial posteR – Slogans – Trenet (Didier) – Usuel & Ustensile – Van (Jules) – Water-closet – X (fils de) – hYpothèse – paparaZZi.]
[Arslan (Yüksel) – Badges – Crise (vive la) – Dico (pseudo-) – Eléphant (défense d’) – Faurisson (Robert) – Graffiti – Hennig (Jean-Luc) – Inconduite (leçons d’) – Jeunesse (Front de Libération) – Kibaltchitch (Alias Victor Serge) – Losfeld (Eric) – Marinus van der Lubbe – aNormaux (impossibilité d’être) – Oublier (de ne pas) – Pouvoir Point – hocQenghem (Guy) – Roms et Recyclage – Son (mur du) – Téléphonique (cabine) – Umour (noir & blanc) – Voïna – Witold (Gombrowicz) – seXisme ordinaire – bYographie (auto-) – Zyeuter.]
Pour être tenu au courant du prochain Abécédaire,
il suffit de s’inscrire en haut à droite du Pense-bête.
question everything
[why]
[UK, Manchester, 5 février 05
la vie ne suffit pas
[Bruxelles, sur macadam, 26 août 06]
é meglio sedurre
o essere seduti?
[Italie, Milan, 07]
identifier un doute
avec certitude
grâce à son ombre
[Paris xx, rue Denoyez, au pochoir,
«Pedrô», 20 février 07]
mordre et tenir
[Nantes, 11 mai 07
je néant vide rien
[Montpellier, au pochoir, 5 mars 07]
l’oignon fait la farce
[Bruxelles, place de Brouckère, 15 juillet 08]
je ti amo
[Italie, Gênes, 30 juillet 09]
sois citoyen
dénonce ton voisin
[ou pas]
[Poitiers, 17 janvier 09]
art cru contre
propagande incroyables!
[Paris XX, rue des couronnes, 27 avril 09]
être dans les statistiques
faire 1 bébé et demi
[Paris XI, avenue Jean Aicard,
«Zoo Project», 24 septembre 09]
il est facile de frapper
un oiseau au vol uniforme
[Belgique, Bruxelles, au pochoir, 27 novembre 09]
per ritrovarsi, bisogna perdersi…
[Italie, Caserta, février 10]
please stand by
[Crépy en Valois, «VBNC», 30 juillet 10]
s’éprouver
un petit peu
[Paris XX, au tampon encreur, 12 août 10]
le poppers est de nouveau
en vente libre!
[Marseille, au pochoir, 5 octobre 10]
you will never be famous
[Los Angeles, «Xvala», janvier 11]
quand fond la neige
où va le blanc?
[Paris XX, 10 janvier 11]
toujou couri pou ganié vi
quand tro courru vi lé foutu
[Suisse, Lausanne, mi-janvier 11]
la vie c’est un test
[Besançon, 4 février 11]
la honte de n’être plus rien
[Marseille, 8 mars 11]
quand les corps tombent
les âmes rebondissent
[Montreuil, rue de la Demi-Lune,
intérieur squat, juin 11]
embrassons l’amour
sans lâcher ton fusil
[Lyon, Croix-Rousse, 25 novembre 11]
des miettes sinon rien
[Arles, papier collé, 1er janvier 12]
love takes hostages
[USA, Los Angeles, au pochoir,
«nomatter whatness», 17 avril 12]
encore une histoire
sans lendemain
[Marseille, au pochoir, 20 avril 12]
– why sad?
– why not?
[Grèce, Athènes, quartier Exarhia,
au pochoir, 21 mai 12]
pardonnez-nous
nos enfances
[Paris IV, juillet 12]
rien ne se passe
cependant tout arrive
[Paris XX, sur grilles square,
rue des Couronnes, novembre 13]
i hate monday morning
[Portugal, Lisbonne, janvier 13]
si tu pense ce que veux
tu auras ce que peux
[Paris XX, rue Belgrand, 2 janvier 13]
à l’école étais-tu
déguisé en enfant?
[Paris I, rue des Bourdonnais, «Fred le Chevalier», 5 janvier 13]
j’ai pas attendu facebook
pour taguer sur un mur
[Paris I, impasse des Bourdonnais, 8 janvier 13]
travailleurs ou pas
rebellez-vous
[Besançon, 9 janvier 13]
illuminati killed
michaël jackson
[Paris III, rue Charlot,
«Skki©», 10 janvier 13]
rien est vrai
tout est permis
[Bobigny, chemin latéral, mi-janvier 13]
75%? évadez-vous!
[Paris XVIII, rue Championnet, mi-janvier 13]
ne mordez plus
à l’hameçon
[Lyon, Croix-Rousse, 25 janvier 13]
les meutes!
[Paris III, rue des 4 fils. 3 février 13]
sauvez-moi de ma famille
[Paris XI, rue de la roquette, 9 février 13]
les nuits
étant tabou
[Paris XI, rue Froment, 10 février 13]
ton père la cochonne
[Paris XVIII, rue Coustou, mi-février 13]
c’est dûre
dir 1000 foi
par jour
hamdoulilah [dieu merci]
[Algérie, Oran, à la craie, 19 février 13]
désoler
ont est
défoncer
[Niort, 22 février 13]
les nostalgiques m’emmerdent
[Lyon, Croix-Rousse, 28 février 13]
fume ton crack
et adule satan
[Montreuil, rue Marcel Sembat, «1kult», 2 mars 13]
comme le vizir
j’aime m’abandonner
à des plaisirs
[Paris XX, rue Julien Lacroix, 4 mars 13]
Outre cette compilation systématique & hasardeuse de quarante ans d’écritures murales, on trouvera sur le site deux diaporamas sur le même sujet, l’un consacré aux bombages des années 70 et l’autre s’enrichissant au jour le jour d’inscriptions plus récentes, glanées sur le Net ou prises sur le vif, sur cette page-là.
Et une quarantaine de graffiti en image, issus de mes découvertes des derniers mois, soit empruntés sur le Net, soit photographiés par mes soins.
On aimerait parfois stopper net le cinéma du réel pour photographier tel détail, portraiturer tel personnage, capturer sur écran telle situation, et figer leur incongruité magnétique. Faute de mieux, on se contente d’un petit déclic oculaire qui cadre, fait le point et zoome à la dérobée. Mais comme le quotidien a d’autres priorités, ces arrêts sur image se perdent en cours de route. À peine un laps de persistance rétinienne, et l’on n’y pense déjà plus, idées fixes effacées d’elles-mêmes. Mirages entraperçus sur le vif, aussitôt tombés dans l’oubli. Tant pis, bord cadre, hors champ, nul et non advenu.
Sauf que certaines visions sont plus tenaces et finissent par refaire surface. Instantanés qu’on regrette de n’avoir pas su saisir au vol, faute d’avoir eu le bon réflexe et l’appareil à portée de main, même si l’idée ne vous en est venue que la minute suivante, le lendemain ou plusieurs années après.
Et soudain, l’occasion manquée de ce cliché-là se met à vous manquer vraiment. Photo-fiasco dont on voudrait pourtant garder trace, en creux, sur le tard, par défaut. Avec des mots postiches à la place des pixels. Des loopings verbaux pour remonter la boucle de ce qui s’est loupé : quelques non-événements en latence.
Alors pour témoigner de ce ratage initial, il suffit de se glisser dans l’ancienne ligne de mire. De rendre hommage à cet état de grâce perdu de vue. D’écrire des semblants d’ex-voto en lieu et place d’ex-photos.
Pour aller lire la première série du Photo-fiasco, c’est ici.