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20 avril2016
[La Nuit Debout par tous les bouts
Des usages du dissensus scriptural.]

Ce petit diaporama du mois écoulé n’obéit à aucun ordre chronologique, il se voudrait flânerie polysémique parmi les murs et les trottoirs en (g)rêve général. Sur la place de la République ou les campus des facs en ébullition partielle (Tolbiac et Paris 8 Saint-Denis), rien d’homogène ni de consensuel, ça va dans plusieurs sens. Pris de cours, les observateurs médiatiques ressorte leurs vieilles binocles manichéistes : d’un côté les gentils idéalistes, de l’autre les méchants encagoulés. Et pourtant, entre les jardiniers de l’arbre à palabres – souvent empêtrés dans un formalisme démocratique et une commissionite aiguë à l’image des pires modes de gouvernance actuels – et les insurgés du passage à l’acte – souvent obnubilés par l’éphémère coup d’éclat de la geste émeutière qui n’est pas sans effet de miroir spectaculaire –, s’il y a du flottement, des désaccords et même un grand écart, ça n’empêche, c’est bien le lieu et le moment ou jamais d’apprendre à se connaître. Et d’ailleurs le vrai danger pour les pouvoirs en place tient à ce décloisonnement-là, entre doux rêveurs et fervents iconoclastes. C’est au cœur de ce dissensus permanent que peut naître l’événement, non pas d’un seul mot d’ordre unifié mais du désordre des mots mitoyens.

Inutile de lever les yeux au ciel, d’une air outré ou blasé, ça se passe sous nos pieds, à même le sol, la plupart des phrases à glaner. On dirait des stèle d’un genre plutôt… anti-funéraires.

Ça a fait un premier tour de chauffe dans le dédale universitaire, à mi-chemin des invariants du remake et des innovations débridées.

Et les jours de manifs, sur les vitrines des banques surtout et des placards publicitaires, avec ou sans casse, une trace de ce qui est en train de se (dé-)passer.

Revenons sur la place et ses parages immédiats. Le happening ne va plus tarder…

Le diable gît, paraît-il, dans les détails. Pour preuve, dans le dos de cette patrouille d’agents anti-subversifs, cette équation à plusieurs inconnues…

Et en guise d’épilogue très provisoire, cette photo récemment prise à Marseille par l’amie Fabienne Yvert…