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27 août 2019
Images arrêtées & idées fixes —
Photomanies, deuxième série [2].

Il y a quatre ans, Fabienne Pavia publiait au Bec en l’air un recueil des mes lubies photomaniaques selon un principe élémentaire : mettre en regard, selon des affinités perceptives, deux images, en laissant jouer ces correspondances, sans blabla parasite. Via l’ascèse verbale de ces accouplements élémentaire, il s’agissait de me fier à la libre association des idées fixes ou des assonances, visuelles, mais en faisant cette fois l’économie d’une quelconque paraphrase hors champ. Laisser ces natures mortes s’impliciter, même si ce verbe pronominal, d’après le dico, n’a pas l’air d’exister.
Une fois le bouquin sorti en librairie, j’ai provisoirement cessé de chasser le moindre détail papillonnant aux alentours, d’en épingler les cadavres exquis, bref de prendre quoi que ce soit en photo. L’envie retrouvée de laisser filer le réel, sans vouloir aussitôt en capter le mystère au vol, même si une autre lubie — la collecte des graffiti textuels —, m’obligeait encore à garder des traces, via mon téléphone portable cette fois. Et dans les marges de cette traque épisodique, entre deux inscriptions murales, m’est revenu le goût du déclic urbain. Sauf qu’entre-temps, je me suis essayé à un autre format, aussi carré qu’un coup de dés hasardeux, pour échapper à l’éternel dilemme du smartphone, saisir l’horizon en grande largeur ou en étroite hauteur. Et voilà que cette révolution géométrique – une fenêtre sur le monde aux quatre côtés égaux –, a changé la donne et renouvelé le désir d’en agencer, sans commentaire, quelques bribes. D’où le petit panorama, ci-dessous, de mes visions estivales.

Pour jeter un coup d’œil sur la maquette provisoire du deuxième volume de Photomanies, cliquez ici même.

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